Repartir du cadre demandé par l’acheteur
Reprenez les unités, quantités et lignes du cadre officiel. Vérifiez les documents et précisions utiles avant de compléter une DPGF, un BPU ou un autre cadre de prix. Une quantité supposée ou une unité mal comprise doit être signalée.
Conservez la source de chaque donnée décisive : pièce, article, visite, devis fournisseur ou hypothèse interne. Le chiffrage devient alors plus facile à relire et à mettre à jour.
Pour cet exercice entièrement fictif, le chiffrage retient provisoirement 100 unités. Si une pièce en annonce 120, la contradiction doit être clarifiée avant la remise. Ne multipliez pas automatiquement tous les coûts par 1,2 : main-d’œuvre, achats, transport et encadrement n’évoluent pas nécessairement dans les mêmes proportions.
Rassembler les familles de coûts
Examinez fournitures et consommables, main-d’œuvre, équipements, locations, transport, sous-traitance et frais associés au dossier. Selon le marché, ajoutez les postes spécifiques plutôt que forcer tous les chantiers dans un même modèle.
Les prix fournisseurs doivent être rapprochés de leur validité, de la disponibilité et des frais de livraison. La capacité de l’équipe et le matériel déjà engagé influencent aussi le besoin de location ou de sous-traitance.
Exemple fictif en euros HT : main-d’œuvre, 40 heures à 35 € de coût direct horaire, soit 1 400 € ; fournitures, 1 200 € ; sous-traitance, 400 € ; matériel, 250 € ; déplacements, 150 € ; préparation et encadrement, 300 € ; réserve retenue pour les incertitudes, 200 €. Le total des coûts retenus est de 3 900 €. Ces hypothèses ne sont ni des prix de marché ni un tarif conseillé.
Avec un prix de vente fictif de 5 000 € HT, l’écart entre le prix et les coûts retenus vaut 1 100 €, soit 22 % du prix de vente. Ce n’est pas un bénéfice net : les charges et risques absents du modèle restent à examiner. Vérifiez aussi qu’une même charge n’est pas comptée deux fois ; une réserve de calcul ne remplace pas l’analyse des risques.
Tester les hypothèses qui font varier le résultat
Identifiez les paramètres sensibles : rendement, délai de livraison, durée de location ou préparation supplémentaire. Construisez un scénario reconnaissable avec vos données. Indiquez ce qui est confirmé et ce qui reste à vérifier.
Exemple fictif : une location prévue pour une semaine peut devoir être prolongée si l’accès au chantier change. La comparaison doit inclure la prolongation et ses conséquences sur le calendrier, pas seulement le tarif initial.
Sur cette base fictive, 10 heures supplémentaires à 35 € ajoutent 350 € : coût de 4 250 €, écart de 750 €, soit 15 % du prix de vente. Une hausse de 10 % des seules fournitures ajoute 120 € : coût de 4 020 €, écart de 980 €, soit 19,6 %. Les deux événements cumulés donnent 4 370 € de coûts et 630 € d’écart, soit 12,6 % du prix.
Chaque scénario garde son hypothèse, son origine et la décision à prendre. N’enregistrez pas le scénario prudent comme un coût déjà engagé, ni le scénario initial comme une prévision certaine. Désignez les postes à confirmer et les conséquences acceptées avant de valider le prix.
Relire le prix avec le mémoire et le calendrier
Les moyens annoncés dans le mémoire doivent être financés dans le prix et compatibles avec le calendrier. Recherchez les incohérences entre nombre d’intervenants, équipements, délais et engagements de qualité.
Dans AO360, la préparation du chiffrage s’inscrit dans le dossier RÉPONSE. Les calculs s’appuient sur les informations renseignées ; le prix et les engagements à remettre restent soumis à votre validation.
Dans l’exemple, les 40 heures chiffrées doivent être compatibles avec les moyens décrits et le créneau disponible. Si le mémoire ajoute un équipement, une équipe ou une préparation, reprenez les postes touchés. La fiche finale conserve les sources, les hypothèses non levées, le scénario retenu et la personne qui approuve ; elle ne transforme pas un devis fournisseur en commande.
À APPLIQUER À VOTRE SITUATION
Votre fiche de préparation
Cochez les points vérifiés. Vous pourrez conserver votre fiche et revenir sur ce qui reste à examiner.
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Vos choix restent dans cette page. Rien n’est envoyé ; votre relecture reste nécessaire.
Vos questions
La marge suffit-elle à vérifier le chiffrage ?
Une marge calculée ne révèle pas un poste oublié. Il faut d’abord vérifier les coûts, les quantités et les hypothèses.
Puis-je réutiliser les prix d’un autre dossier ?
Les références peuvent servir de point de départ, mais les unités, délais, disponibilités et conditions doivent être revérifiés.
Que faire si un prix fournisseur manque ?
Signalez le manque et désignez la vérification à réaliser. Une estimation reste une hypothèse jusqu’à confirmation.
Les 22 % de l’exemple représentent-ils un bénéfice net ?
Non. Ils représentent l’écart de 1 100 € entre un prix fictif de 5 000 € HT et les 3 900 € de coûts retenus, rapporté au prix de vente. Les charges et risques absents du modèle doivent encore être examinés.
Peut-on additionner les deux scénarios de hausse ?
Oui dans cet exemple : 350 € d’heures supplémentaires et 120 € de fournitures s’ajoutent, sans recouvrement entre les deux postes. Le coût devient 4 370 € et l’écart 630 €. Dans votre dossier, vérifiez les interactions et les doubles comptes avant de cumuler des hypothèses.